Les Journées européennes du patrimoine au Mucem

Les Journées européennes du patrimoine au Mucem - Culture Expositions - Rétrospectives Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Portes ouvertes

Les Journées européennes du patrimoine, c’est l’occasion d’aller voir ou revoir toutes les expositions du Mucem en accès libre, mais aussi de mieux connaître le patrimoine architectural du J4 et du fort Saint-Jean, au gré de la déambulation dans les espaces du musée.

Au fort Saint-Jean, n’oubliez pas de passer par le jardin des Migrations où sera présentée une « sculpture-jardin » de l’artiste Ghada Amer en préambule de l’exposition qui lui sera dédiée à partir du mois de décembre.

Et au Mucem-Belle de Mai (1, rue Clovis Hugues, 13003) des visites de l’appartement-témoin et de la grande réserve ainsi que des ateliers sur les métiers de la conservation sont proposés durant ces deux journées consacrées au thème du développement durable.

LireOLit (LOL) portraits de lecteur.rice.s en sons et en images

LireOLit (LOL) portraits de lecteur.rice.s en sons et en images - Culture Expositions - Rétrospectives Photographie Sciences humaines et sociales Exposition - Maupetit, côté Galerie - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La librairie Maupetit présente du 7 juillet au 27 août 2022, à Marseille, une exposition réalisée à partir de photographies et d’enregistrements effectués auprès de couples ayant été photographiés au lit, dans l’intimité de leur chambre, en train de lire des livres dont les titres se répondent en produisant un effet poétique, comique, décalé…

Les couples ont été invités à confectionner leurs propres paires de livres en puisant dans le fonds de leur bibliothèque personnelle.

L’exposition conçue et imaginée par Guylaine Bouvÿ-Thabourey, ethnologue de formation, est portée par l’association Ethnoméditerranée.

En complément du travail photographique réalisé par un professionnel, l’auteure du projet a réalisé des entretiens individuels auprès de chaque personne ayant été photographiée puis avec le couple.

Ces entretiens approfondis, à caractère ethnographique, portent sur la relation
que la personne entretient avec les livres, ses manies ou rituels de lecture, le statut du livre au sein de la sphère privée et les modes d’appropriation de l’objet-livre :

Quelles sont vos habitudes de lecture ?
Vous arrive-t-il de ne pas finir un livre ?
Quels sont vos livres préférés ?
Que lisez-vous en ce moment ?
Comment choisissez-vous vos livres ?
Comment les traitez-vous ?
Comment les rangez-vous ?
Quelle place la lecture occupe-t-elle
dans votre histoire personnelle ?
Est-ce que vous discutez en couple ou
en famille des livres que vous lisez ?
Est-ce que vous vous conseillez mutuellement ? …

Vernissage le jeudi 7 juillet de 17h à 19h

Pharaons Superstars

Pharaons Superstars - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Khéops, Néfertiti, Toutankhamon, Ramsès et Cléopâtre sont des noms qui nous sont familiers, des milliers d’années après la mort des souverains qui les ont portés.

Mais qui se souvient aujourd’hui de Téti, des Sésostris ou de Nectanebo ?

L’exposition « Pharaons Superstars » raconte comment quelques rois et reines de l’Égypte ancienne sont devenus, de nos jours, des icônes internationales, tandis que d’autres, qui ont connu leur heure de gloire dans l’Antiquité, sont presque tombés dans l’oubli.

Entre histoire et légende, ce parcours sur 5 000 ans mène le visiteur à la découverte des exploits et surtout de la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons. Ces derniers peuvent servir de parabole pour illustrer la nature et les voies de la célébrité, rappelant que la renommée est éphémère, versatile et n’a pas toujours à voir avec le mérite historique.

Des hiéroglyphes égyptiens à la musique pop en passant par les enluminures médiévales et la peinture classique, l’originalité de cette exposition est de réunir une grande variété d’œuvres d’art, de documents historiques et d’objets de consommation contemporains. Tous témoignent de la popularité des pharaons, de leur nom ou de leur image, et en disent souvent davantage sur nos sociétés contemporaines, notre imaginaire et nos aspirations.

L’exposition présente près de 300 pièces issues des fonds du Mucem et des plus grandes collections françaises et européennes, dont le musée du Louvre (Paris), la Bibliothèque nationale de France (Paris), le musée d’Archéologie méditerranéenne (Marseille), le British Museum (Londres), les Musées royaux d’Art et d’Histoire (Bruxelles), le Kunsthistorisches Museum (Vienne), le Museo Egizio (Turin), le musée Calouste Gulbenkian (Lisbonne), l’Ashmolean Museum (Oxford), le musée d’Orsay (Paris), et les bibliothèques de la Ville de Marseille.

Après le Mucem à Marseille, elle sera présentée au musée Calouste Gulbenkian à Lisbonne (du 24 novembre 2022 au 6 mars 2023).

Cette exposition, initialement prévue au Mucem pour l’été 2020, avait dû être ajournée en raison des circonstances.

Commissariat : Frédéric Mougenot, commissaire général, conservateur du patrimoine, collections Antiquités et Céramiques, Palais des Beaux-Arts de Lille et Guillemette Andreu-Lanoë, commissaire associée, directrice honoraire du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

Scénographie : Emilie Delanne et Amélie Lauret, Graepheme Scénographie

Partenaires : Roc-Eclerc Funecap, Ametis Provence Alpes Côte d’Azur
En coproduction avec la Fondation Gulbenkian de Lisbonne et le Musée de la Civilisation de Québec.

Portes ouvertes de l’exposition :

Mardi 21 juin 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Pharaons Superstars ».

Même pas vrai !

Même pas vrai ! - Culture Expositions - Rétrospectives Sciences humaines et sociales Exposition - Mucem, Centre de conservation et de ressources - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Avec « Les jeunes font leur musée », le Mucem donne carte blanche à des élèves de collège et de lycée, invités à concevoir une exposition comme de véritables commissaires.

Cette année, c’est une classe de seconde du lycée Denis Diderot (dans le 13e arrondissement de Marseille) qui relève le défi : tout au long de l’année scolaire, les jeunes ont travaillé avec les équipes du Mucem afin de donner vie à leur projet autour des liens entre mensonge et vérité.

De l’élaboration du parcours au choix des objets en passant par l’écriture des cartels et des outils de médiation, les élèves ont ainsi pu découvrir et expérimenter toutes les étapes de la réalisation d’une exposition. En puisant dans les collections du Mucem, ils livrent une relecture des fonds du musée avec leur regard et leurs mots d’adolescents.

Après plusieurs mois d’échanges, de découvertes et de débats passionnés, l’exposition ouvre ses portes au public le 16 mai. En cette période de débats intenses où il est parfois difficile d’y voir clair entre mensonge et vérité, les lycéens partagent leurs doutes et leurs réflexions sur l’enfance, l’école, la politique et les médias, en posant une question : qui crée la vérité ?
Il y répondent en objets à travers masques, marionnettes, amulettes et autre miroir aux alouettes.

Une exposition produite avec le soutien du Ministère de la Culture

Amitiés et créativité collective

Amitiés en art – Œuvres collectives - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 1871, à l’Hôtel des Étrangers, au Quartier Latin, pratiquement en même temps que ou juste après La Commune de Paris – à laquelle plusieurs d’entre eux ont pris part – une dizaine des plus grands poètes rebelles, dont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau, André Gill se sont réunis autour d’un projet commun, co-écrit et dessiné, hors gabarit et, à plus d’un égard, subversif : l’Album Zutique. Ce fut une des premières et plus importantes œuvres collectives annonciatrices de l’esprit moderne en Europe.

Au cours du XXe siècle, certains artistes et poètes se sont consacrés plus loin encore que les autres à l’expérimentation intersubjective et aux méthodes de travail coopératives. Pour commencer, les dadaïstes et les surréalistes. Les Cadavres Exquis d’abord écrits puis dessinés collectivement par les surréalistes, à partir de 1925, selon le principe de collaboration intuitive ou « automatique », en constitue le plus éclatant exemple. C’est ce mélange explosif des inventions d’artistes et d’écrivains professionnels avec ceux des « citoyens ou citoyennes venus d’ailleurs » qui a fourni un des apports les plus disruptifs et libérateurs de « l’éros de groupe ».

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches , en 1921), ou comme le Grand Tableau Antifasciste Collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.

De Picasso à Picabia, de Calder à Miró, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Germaine Richier à Hartung, de Salomé à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de Warhol à Basquiat, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer – sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le Happening – une centaine d’œuvres seront réunies proposant – pour la première fois – différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apportera la preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes - tous genres confondus – ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Un catalogue illustré comprendra des essais faisant un historique de ces productions, précisant les choix retenus ainsi que celui des œuvres écartées, ouvrant des pistes de réflexion sur le passage du JE au NOUS. On verra que certains artistes ont accompli un saut qualitatif collégial et intersubjectif auquel les historiens académiques, à ce jour, sont restés obstinément aveugles.

Commissariat :
Jean-Jacques Lebel, artiste plasticien, écrivain, créateur de manifestations artistiques
Blandine Chavanne, conservatrice générale du patrimoine

Exposition conçue et réalisée par le Mucem en coproduction avec le Kunstmuseum Wolfsburg

••• Portes ouvertes
Mardi 18 octobre 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Amitiés, créativité collective ».

Terres de A à Z

Terres de A à Z - Culture Expositions - Rétrospectives Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La terre est l’un des premiers et l’un des plus anciens matériaux à la disposition de l’homme et la céramique dont le nom vient du grec ancien kéramos signifiant « terre à potier » ou « argile » fut le premier « art du feu » pratiqué par l’homme, avant l’apparition du travail du verre ou du métal.

C’est avant tout la terre qui est au fondement du travail de la céramique ! Ensuite à l’aide de l’eau, les mains de l’artisan la travaille afin de la rendre plus malléable, de la modeler et de la mettre en forme. Puis l’air intervient et enveloppe les pièces lors du séchage. Enfin, le feu vient révéler les couleurs et les transparences, et apporte la touche finale aux céramiques, un résultat parfois surprenant et inattendu. Et parce qu’elle associait les quatre éléments, l’eau et la terre, le feu et l’air, la céramique s’est très tôt chargée d’une dimension symbolique.

Sur le principe de la vitrine « De la terre au pot » dans la galerie culturelle de l’ancien Musée national des arts et traditions populaires, l’abécédaire « Terres » explore les formes et leur permanence, les gestes et techniques, les provenances de ces collections céramiques ainsi que la virtuosité des artisans qui provoque toutes ces métamorphoses, en quête de constantes expérimentations.

Commissaire :
Françoise Dallemagne, chargée de collections et de recherches, Mucem

Avec le soutien des amis du Mucem

Abd el-Kader

Abd el-Kader - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Émir de la résistance, saint combattant, fondateur de l’État algérien, vecteur de paix et de tolérance, précurseur de la codification du droit humanitaire moderne, guerrier, homme d’état, apôtre… les épithètes, souvent impressionnantes, mais aussi contradictoires, affluent lorsqu’il s’agit d’évoquer l’émir Abd el-Kader. Mais connait-on assez Abd el-Kader ibn Mahieddine, a-t-on assez présenté celui qui inspira également de nombreux écrivains français parmi les plus illustres, tels Victor Hugo qui l’appela « l’émir pensif, féroce et doux », Arthur Rimbaud « le petit-fils de Jugurtha » ou encore le facétieux Gustave Flaubert qui indiquait « Émir. Ne se dit qu’en parlant d’Abd el-Kader » ?

L’exposition proposée par le Mucem en 2022 entend remettre en lumière la figure d’Abd el-Kader dans toute sa richesse et son importance historique et intellectuelle. À l’aide des recherches les plus récentes, de sources nouvelles et de collections inédites, elle déroulera le fil chronologique de sa vie et explorera certains aspects saillants de sa personnalité et de son action en le replaçant dans son contexte historique et géographique méditerranéen, entre Orient et Occident. Par-delà les éloges et les critiques que suscite toute grande personnalité de cette qualité, la fascination qu’il continue à exercer en se jouant des frontières invite à la meilleure connaissance de son expérience d’homme, riche d’enseignement pour les générations actuelles et futures.

L’exposition présente un discours d’une ampleur nouvelle sur l’Émir en réunissant près de 250 œuvres et documents issus de collections publiques et privées françaises et méditerranéennes, dont les Archives nationales d’Outre-Mer, la Bibliothèque nationale de France, les Archives Nationales, le Château de Versailles, le Musée de l’Armée, le musée d’Orsay, le musée du Louvre, la Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille, La Piscine de Roubaix… Le projet ne s’arrête pas à une thématique restreinte ou à une collection de référence et réunit des œuvres d’art, des collections historiques et ethnographiques, des archives personnelles et institutionnelles qui composent ainsi une nouvelle mise en récit du personnage.

Commissariat d’exposition et direction d’ouvrage :
Camille Faucourt, conservatrice, responsable du pôle Mobilités et métissages, Mucem
Florence Hudowicz, conservatrice en chef du patrimoine,
responsable du département des Arts graphiques et décoratifs, Musée Fabre, Montpellier

Conseil scientifique :
Ahmed Bouyerdene, auteur et chercheur en histoire spécialiste de la vie et de l’œuvre de l’émir Abd el-Kader.
Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon, auteur, acteur du dialogue interreligieux.

Scénographie : Atelier Maciej Fiszer
Graphisme : Atelier Bastien Morin

Objets migrateurs

Objets migrateurs - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Archéologie Sciences humaines et sociales Exposition - Centre de La Vieille Charité - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Une mémoire vivante, « Objets migrateurs. Trésors sous influences »

C’est l’exposition de l’année ! « Objets migrateurs. Trésors sous influences » au Centre de la Vieille Charité, du 8 avril au 16 octobre, questionne la notion de migration au sens large. Objets qui traversent les usages et les siècles mais aussi hommes et femmes migrants. On scrute aussi la vocation du musée à travers les âges : quel est le parcours d’un objet avant d’être mis en vitrine ?

Objets détournés, dévoyés, époques différentes juxtaposées récits de migrants, l’exposition illustre un message adressé aux visiteurs : comprendre la richesse du dialogue avec l’autre.

L’ACCUEIL ET LE DEVENIR DE L’OBJET

Dans chaque espace, les parcours d’objets – vase grec, buste antique, crâne mixtèque remontant au Xe siècle avant J-C, jouet en tongs recyclées – posent la question de son statut : utilitaire, curieux, à valeur patrimoniale ?

De la fabrication de l’objet à sa mise en vitrine, quelle a été sa mutation ? D’où vient-il ? Qu’est-ce qu’une collection de musée ? Ainsi, l’exposition aborde les notions de spoliation, de restitution, de copie. « Nous mettons en évidence toutes les transformations qu’un objet vit au travers des migrations, notamment les notions de copie, de vrai, de faux. Sachant que dès l’Antiquité, des faux circulent ! Les Étrusques ont copié des vases grecs, très prisés par leur peuple. Il existe également des « faux vrais » au sein des musées aujourd’hui », détaille Muriel Garsson, conservateur, directrice du Musée d’Archéologie méditerranéenne et co-commissaire de l’exposition.

On découvre les traces que laissent les objets dans la mémoire collective : saviez-vous que la coupe de la Champions League gagnée par l’Olympique de Marseille en 1993 est directement inspirée de coupes antiques, données aux vainqueurs de compétitions au VIe siècle avant J-C ?

Voyages d’hier et d’aujourd’hui : le public constatera le parallèle entre le personnage d’Ulysse, grand voyageur, peint sur une céramique antique et « l’écoboat » immense bateau entièrement fabriqué en bouteilles de plastique recyclées, réalisé par le camerounais Ismaël Essome et son organisation Madiba & Nature.
« Il fait 5 mètres de long et peut porter jusqu’à trois personnes plus une charge de 100 kilos. On l’utilise pour la pêche artisanale et pour les randonnées aquatiques en eau calme. Issu d’un mélange de connaissances traditionnelles africaines et d’ingénierie moderne, l’écoboat, artistique de par sa forme, est un moyen vivant de sensibiliser sur la pollution plastique dans les milieux marins, en même temps que le symbole d’un entrepreneuriat durable des communautés villageoises ».

MARSEILLE TERRE D’ACCUEIL

C’est inscrit dans l’ADN de notre ville. Marseille, plus grand port de la Méditerranée, est un territoire d’accueil depuis sa fondation. « C’est une ville née de la rencontre avec l’autre », appuie Manuel Moliner archéologue, conservateur en chef du Musée d’Histoire de Marseille, co-commissaire de l’exposition. Toute l’exposition nous rappelle que le sol de Marseille regorge de strates, d’histoires d’objets. « Nous, archéologues, nous le vivons au quotidien » explique Manuel Moliner.

C’est une première : labellisée Exposition d’intérêt national par le Ministère de la Culture, Objets migrateurs. Trésors sous influences associe tous les acteurs du site de la Vieille Charité : le Musée d’Archéologie Méditerranéenne – MAM, le Musée des Arts Africains Océaniens Amérindiens – MAAOA, le Centre international de poésie de Marseille – cipM, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales – EHESS, le Centre National de la Recherche Scientifique – CNRS, les Maisons de la sagesse-traduire (bureau EHESS).

UNE VOLONTÉ DE PARTAGE ET D’INCLUSION

Outre des prêts exceptionnels accueillant des objets venus de partout, l’exposition donne à voir et à entendre la parole des hommes d’ici et d’ailleurs.
Par exemple, on découvrira une création inédite de l’artiste Marianne Mispelaëre, réalisée avec des élèves du collège Vieux-port de Marseille.

« L’homme est lui-même un objet migrateur : toute l’histoire de la vie sur Terre est une histoire de migrations », déclare Muriel Garsson.

Objets, films, récits sonores de migrants à écouter, ces œuvres viennent de toute l’Europe, du Ashmolean Museum of Art and Archaeology d’Oxford, de la Glyptothèque de Munich, du Musée d’Histoire de Genève, du Louvre, de la Fondation Gandur de Genève mais aussi de plus loin, comme du Musée des Civilisations noires de Dakar.

Que regardons-nous ? Sommes-nous prêts à regarder autrement cet objet, à imaginer les mains humaines qui l’ont façonné, mais aussi peut-être restauré ? Comment est-il arrivé jusqu’à nous ? On décortique avec cette exposition la richesse des brassages et de l’immigration qui existent depuis toujours.

Un propos qui ne s’arrête pas à l’exposition et qui à Marseille s’insère en tous lieux, du public au politique mais aussi du poétique au sportif…

► Pour favoriser l’accès à la culture pour toutes et tous, la Ville de Marseille rend gratuit l’accès à cette exposition le premier jour de son ouverture ainsi que chaque premier dimanche du mois.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr