Livre ouvert, école ouverte

Livre ouvert, école ouverte - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Littérature Sciences humaines et sociales Exposition - Bibliothèque Alcazar BMVR - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Artiste, enfants et enseignants, qu’est-ce qu’on fait ensemble ?

> Alcazar, sur la paroi vitrée de l’espace d’exposition au 1er étage et dans les coursives qui mènent au département jeunesse

Noémie Privat expérimente depuis de nombreuses années différents processus de création associés aux livres jeunesse, dans le but d’inscrire le dessin et la lecture au coeur de l’école. Elle s’intéresse aux inventions pédagogiques, à l’émancipation des enfants par la pratique et l’expérience.

Elle est autant artiste qu’artisane, elle a cofondé en 2017 à Marseille l’atelier Altiplano*, dédié à l’imprimerie et à l’estampe. Altiplano* est aussi une association d’artistes, qui accueille chaque année un auteur illustrateur pour la création d’un livre dédié à la jeunesse.
Enfin, Altiplano est situé à la Belle de mai et fait parti d’un réseau
militant dédié à l’accès au livre et à la lecture. C’est par l’intermédiaire du dispositif des Cités éducatives, que Noémie Privat a écrit un projet adressé à l ‘école Saint Charles.2, un projet d’apprentissages indisciplinés pour débattre avec des enfants à partir des images et des idées.

L’exposition « livre ouvert, école ouverte » rendra compte de cette expérience, questionnera la relation de l’artiste à l’institution scolaire, Noémie Privat tient à partager son expérience en matière d’éducation artistique,
L’exposition mélangera une copieuse iconographie dédiée au dessin d’enfants et au dessin d’artistes. Un projet imaginé par Noémie Privat avec la collaboration de Sophie Decoux pour le design graphique, et la participation de Nina
Medioni pour un ensemble de photographies sur l’école.

Albert Camus et la pensée du midi

Albert Camus et la pensée du midi - Culture Expositions - Rétrospectives Littérature Exposition - Bibliothèque Alcazar BMVR - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

ALBERT CAMUS ET LA PENSÉE DE MIDI
EXPOSITION DU 17 SEPTEMBRE AU 31 DÉCEMBRE
> Alcazar, salle d’exposition

Albert Camus forge tout au long de sa vie une pensée et une action fondées sur les notions de liberté, de vérité et de respect de la vie humaine. Pour le Prix Nobel 1957, chaque être humain, sans cesse en proie à ses propres
excès, doit les combattre en soi pour mieux affronter les partisans de la démesure, pour qui la fin justifie tous les moyens.

La pensée de midi est ce point de limite, cette crête sur laquelle l’homme juste avance au quotidien, se remettant sans cesse en question. Cette notion guide l’exposition Albert Camus et la pensée de midi, comme un passionnant fil conducteur pour donner à voir et à comprendre les multiples facettes de l’œuvre, de la pensée et de l’engagement d’Albert Camus.

AUTOUR DE L’EXPOSITION

LECTURE
JEUDI 24 NOVEMBRE À 17H
> Alcazar, salle de conférence
Je vous écris comme à mon ami, et à mon frère
Extraits de Correspondances entre Albert Camus et René Char.
Cette lecture est composée de lettres choisies dans la Correspondance 1946 – 1959, ouvrage publié chez Gallimard en 2017 dans une édition établie, présentée et annotée par Franck Planeille. Les lecteurs sont issus d’une promotion récente de l’ERACM. Mise en scène Jean-François Matignon, compagnie Fraction. Interprétation Lola Roy et Question Wasner-Launois.

PROJECTION
SAMEDI 3 DÉCEMBRE À 16H30
> Alcazar, salle de conférence
Vivre avec Camus
Projection du documentaire réalisé par Joël Calmettes. 2013. France, Italie. 110 mn.
Voyage dans l’oeuvre d’Albert Camus avec ses lecteurs des quatre coins du monde.

RENCONTRE
JEUDI 15 DÉCEMBRE À 18H
> Alcazar, salle de conférence
Camus et l’Algérie
Rencontre avec Maïssa Bey, écrivaine algérienne, et Alice Kaplan, qui a dirigé le Département d’études françaises à Yale, spécialiste de Camus.

Amitiés et créativité collective

Amitiés en art – Œuvres collectives - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 1871, à l’Hôtel des Étrangers, au Quartier Latin, pratiquement en même temps que ou juste après La Commune de Paris – à laquelle plusieurs d’entre eux ont pris part – une dizaine des plus grands poètes rebelles, dont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau, André Gill se sont réunis autour d’un projet commun, co-écrit et dessiné, hors gabarit et, à plus d’un égard, subversif : l’Album Zutique. Ce fut une des premières et plus importantes œuvres collectives annonciatrices de l’esprit moderne en Europe.

Au cours du XXe siècle, certains artistes et poètes se sont consacrés plus loin encore que les autres à l’expérimentation intersubjective et aux méthodes de travail coopératives. Pour commencer, les dadaïstes et les surréalistes. Les Cadavres Exquis d’abord écrits puis dessinés collectivement par les surréalistes, à partir de 1925, selon le principe de collaboration intuitive ou « automatique », en constitue le plus éclatant exemple. C’est ce mélange explosif des inventions d’artistes et d’écrivains professionnels avec ceux des « citoyens ou citoyennes venus d’ailleurs » qui a fourni un des apports les plus disruptifs et libérateurs de « l’éros de groupe ».

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches , en 1921), ou comme le Grand Tableau Antifasciste Collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.

De Picasso à Picabia, de Calder à Miró, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Germaine Richier à Hartung, de Salomé à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de Warhol à Basquiat, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer – sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le Happening – une centaine d’œuvres seront réunies proposant – pour la première fois – différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apportera la preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes - tous genres confondus – ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Un catalogue illustré comprendra des essais faisant un historique de ces productions, précisant les choix retenus ainsi que celui des œuvres écartées, ouvrant des pistes de réflexion sur le passage du JE au NOUS. On verra que certains artistes ont accompli un saut qualitatif collégial et intersubjectif auquel les historiens académiques, à ce jour, sont restés obstinément aveugles.

Commissariat :
Jean-Jacques Lebel, artiste plasticien, écrivain, créateur de manifestations artistiques
Blandine Chavanne, conservatrice générale du patrimoine

Exposition conçue et réalisée par le Mucem en coproduction avec le Kunstmuseum Wolfsburg

••• Portes ouvertes
Mardi 18 octobre 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Amitiés, créativité collective ».

Pagnol raconte Pagnol

Pagnol raconte Pagnol - Culture Expositions - Rétrospectives Cinéma Littérature Exposition - La Buzine Maison des Cinématographies de la Méditerranée - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’écrivain cinéaste au milieu de son décor et de ses objets familiers.

Connu sous le nom du « Château de ma mère » immortalisé par les Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol, le Château de la Buzine commencera l’année 2022 en réservant son grand salon à une exposition des objets, documents et souvenirs que l’écrivain-cinéaste conserva chez lui jusqu’à sa disparition.

Nul doute que les innombrables admirateurs de ses œuvres ne voudront pas rater cette visite. Car ce sera la première fois que le public pourra découvrir l’écrivain-cinéaste pratiquement dans ses meubles et dans son décor familier. Toutes ces pièces sont ensuite destinées à un musée qui sera consacré à la vie et à l’œuvre de ce géant de Provence et qui devrait s’installer sur la commune d’Allauch.

« Quand je revois la longue liste de personnages que j’ai joués dans ma vie, je me demande qui je suis » – Marcel Pagnol

Organiser une exposition sur l’œuvre et la vie de Marcel Pagnol est toujours un défi tant son art est protéiforme et son destin riche et surprenant, tant sa création est inspirée de ses expériences personnelles.

Pour la première exposition sur Marcel Pagnol au Château de la Buzine, le fameux « Château de ma mère » dont il voulait faire sa Cité du Cinéma, nous avons choisi de nous concentrer sur l’aspect cinématographique de sa création. Il était en effet impossible de concentrer en ce seul lieu le cinéma, la littérature, le théâtre, mais aussi ses recherches personnelles.
De « Marius » aux « Lettres de mon Moulin », de la naissance du cinéma parlant à la guerre de la couleur, nous découvrirons ici les combats que Marcel Pagnol a menés pour la défense et le rayonnement de la culture française, ainsi que sa vision du cinéma parlant.

Riche des collections mises à disposition par le Fonds de Dotation Marcel Pagnol, cette exposition, dont le commissariat a été conjointement réalisé par Nicolas Pagnol, Valérie Fédèle et Nicolas Dromard, nous plonge dans trente années d’histoire du cinéma en compagnie d’un homme dont le maître mot était « Liberté ».

Vernissage lundi 28 février (anniversaire de Marcel Pagnol).