Le par­cours­ muséographique du Musée d’Histoire de Marseille

Le par­cours­ muséographique du Musée d’Histoire de Marseille - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Sciences Archéologie Exposition - Musée d'Histoire de Marseille - (MHM) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Nous sommes désolés pour ce désagrément mais le Musée d’Histoire de Marseille est fermé jusqu’à nouvel ordre ». Le Port Antique reste ouvert.

Un musée d’Histoire pour un patrimoine vivant :

Marseille se dote d’un musée d’Histoire en 1983. Véritable musée de site, il s’inscrit pleinement dans les aménagements du Centre Bourse dont le chantier permit aux archéologues de mettre au jour entre 1967 et 1983 les vestiges monumentaux de la cité grecque et romaine. Conservés in situ, ces vestiges forment une introduction idéale à la visite du musée.

En 2013, le Musée d’Histoire de Marseille rouvre ses portes dans un tout nouveau parcours muséographique, didactique et numérique, allant de la Préhistoire à nos jours. Cet ensemble patrimonial, musée et site, offre au public des clés de lecture pour comprendre la ville d’aujourd’hui et son évolution.

UN MUSÉE D’HISTOIRE, UN MUSÉE DE VILLE

Musée moderne et accessible à tous, il propose une offre culturelle innovante et pédagogique. Les dispositifs multimédia présents dans le musée, sur le site archéologique de la Bourse et à travers la ville – le long de l’ancienne voie grecque jusqu’au fort Saint-Jean – permettent aux visiteurs de partir à la rencontre de Marseille et de ses habitants d’hier et d’aujourd’hui. Les effets de la réalité augmentée, les reconstitutions en 3D, les ambiances sonores permettent d’embarquer dans une grande machine à voyager dans le temps.

2 600 ANS D’HISTOIRE EN 13 SÉQUENCES

Le parcours muséographique s’appuie sur deux idées fortes : Marseille est la plus ancienne ville de France et c’est une ville portuaire ouverte sur la mer Méditerranée. Partant de ces deux évidences, le visiteur découvre l’histoire de la ville grâce à un fil d’Ariane maritime reliant treize séquences chronologiques, des premières occupations préhistoriques aux développements urbains contemporains.

Exposition virtuelle – Big Bang Bourse

Un parcours historique et ludique géolocalisé au coeur de Marseille, accessible gratuitement avec votre smartphone

Embarquez avec l’archéonaute pour un voyage insolite au coeur de Marseille et découvrez l’histoire incroyable du quartier de la Bourse, de l’Antiquité à nos jours.

Le quartier dit « de derrière la Bourse », aujourd’hui disparu, était délimité par le Cours Belsunce à l’est, La Canebière au sud, la rue de la République à l’ouest et la rue Colbert au nord.
Son histoire est marquée par plusieurs événements, qui ont bouleversé sa physionomie, depuis le percement de la rue Impériale en 1862 (actuelle rue de la République) jusqu’à sa totale destruction à la fin des années 1930.

Plongez dans un récit original et parcourez plus de 30 contenus audiovisuels en déambulant dans les rues du quartier de la Bourse.

Interviews, fictions, archives, témoignages, récits…
Application web réalisée par Tabasco Vidéo en partenariat avec le musée d’Histoire. Accessible sur https://bigbangbourse.com

Infos pratiques :

Pour profiter de cette expérience in-situ dans les meilleures conditions, vérifiez que la batterie de votre téléphone est chargée, que vous avez des datas en 4G, et munissez-vous d’un casque audio.

Vous pouvez naviguer librement dans les contenus ou choisir de les découvrir dans le sens du récit. Le point de départ se situe alors sur la Canebière devant le Palais de la Bourse.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite.

► Le Musée d’Histoire de Marseille dispose d’un centre de documentation.
Uniquement sur rendez-vous par mail : documentation-mhm@marseille.fr et au 04 91 55 36 20.
[Fermeture exceptionnelle du Centre de documentation jusqu’au 13 septembre 2022]

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

L’histoire du fort Saint-Jean

L’histoire du fort Saint-Jean - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Divers arts Sciences Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

A travers une sélection d’oeuvres et d’objets (en partie issus des collections du Mucem), l’exposition « Ruralités » explore les fondements de l’agriculture et de l’élevage en Méditerranée. Du Néolithique à nos jours, de l’invention de l’agriculture à la naissance des dieux, l’exposition propose une odyssée de 10 000 ans à la découverte des hommes, des cultures et des techniques qui ont contribué à façonner le monde d’aujourd’hui.

La présentation s’attache plus particulièrement à la « triade méditerranéenne » (céréales, vigne et olivier), à l’élevage et à la domestication de l’eau douce… Autant de problématiques qui, à l’heure de la démographie urbaine galopante, des bouleversements climatiques et de la réduction des ressources en eau, entrent en résonance avec les enjeux contemporains.

Commissaire : Edouard de Laubrie, responsable du pôle « Agriculture & Alimentation », Mucem
Comité scientifique : Jean-Paul Aeschlimann, agronome, Montpellier-Zeev Gourarier, directeur scientifique et des collections, Mucem-Christine Lorre, conservateur du patrimoine, musée d’Archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye
Direction artistique, muséographie et scénographie, mandataire : Studio Adeline Rispal
Design et ingénierie multimédia : InnoVision
Design et ingénierie sonore : Diasonic
Eclairage muséographique : Licht Kunst Licht
Production des films : Film d’introduction L’oeil graphique, Label 42 studio : Mucem-Foyer des agricultures dans le monde et productions agricoles : Sabine Allard-Mare Nostrum Paysages méditerranéens : Les films du Soleil-Le voyage de la sakieh : Centre d’études Alexandrines-Threshing broadbean – battage des fèves : Patricia Anderson-PATREM : Dominique Bidaubayle, L’Omnibus : Samuel Keller et Mickael Zeilder, Protis-Tv : Philippe Houssin-Amour de pains : Dominique Czarny, Edouard de Laubrie – MNATP/Mucem

Avec le soutien de Domaines et Châteaux de Châteauneuf-du-Pape et la participation du Fonds épicurien.

Marseille Privatopia : une ville fragmentée

Marseille Privatopia : une ville fragmentée - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Bibliothèque Alcazar BMVR - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Avec ses fortes inégalités et son tiers de logements en résidences fermées, entourés par des barrières ou des murs, Marseille évoque certaines villes latinoaméricaines. Ce cycle porte un regard analytique sur les deux visages de privatopia : l’étalement périphérique des résidences fermées et sécurisées face à la dégradation de l’habitat des quartiers anciens paupérisés.

Depuis 2007 une équipe d’universitaires géographes d’Aix Marseille Université explore Marseille en y cartographiant l’emprise croissante des « résidences fermées ». Ces enclosures sécurisées révèlent une ville produite et gérée par des promoteurs et copropriétaires, tournant le dos à la rue et aux espaces publics : ce que E. Mc Kenzie appelait « Privatopia ».

Des grands domaines bastidaires aux résidences urbaines, fragmentation des espaces et replis sociaux accompagnent la banalisation de ce phénomène que nous présente cette exposition.

[Alcazar, Espace régional]

••• Visites guidées
Mercredi 21 septembre à 17h
Samedi 1er octobre à 15h, samedi 15 octobre à 15h
Sur inscription : espaceregional@marseille.fr

••• Autour de l’exposition
> Alcazar, salle de conférence

• Projection rencontre
Samedi 1er octobre à 17h
En remontant les murs
Film de Marie-Noëlle Battaglia.
Immersion dans un petit bout de ville, le quartier pavillonnaire de Coin Joli, qui dessine un autre Marseille, en équilibre instable entre aspirations individuelles, propriété privée et le désir d’une ville ouverte et commune à tous.
En présence de la réalisatrice.

• Conférence
Vendredi 14 octobre à 17h
Marseille Privatopia : une ville fragmentée
Avec ses fortes inégalités et son tiers de logements en résidences fermées, entourés par des barrières ou des murs, Marseille évoque certaines villes latino-américaines. En parallèle de l’exposition, la géographe Elisabeth Dorier portera un regard analytique sur les deux visages de Privatopia : l’étalement périphérique des résidences fermées et sécurisées face à la dégradation de l’habitat des quartiers anciens paupérisés.
Par Elisabeth Dorier, géographe, professeure des universités à l’Université d’Aix-Marseille et chercheuse au Laboratoire Population Environnement Développement (LPED, Aix Marseille Université -IRD).

« Rue des Musées / Musée de la Rue » – « Prendre place, acte I »

« Rue des Musées / Musée de la Rue » – « Prendre place, acte I » - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée d'Histoire de Marseille / Voie historique - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

C’est l’histoire d’une place à prendre dans la ville. C’est une proposition participative et évolutive basée sur la réparation et la valorisation de la mémoire. C’est un processus qui vise à inscrire cette place dans l’Histoire collective. Ce sont des habitant.es qui interpellent l’institution muséale sur la nécessité de faire une place à leurs mémoires.

Une exposition participative et évolutive avec les habitants du quartier de Noailles, conçue en partenariat avec l’association Noailles Debout ! et la complicité de la coopérative Hôtel du Nord.

Entrée libre en séquence 13.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Collection permanente du Musée des Docks romains

Collection permanente du Musée des Docks romains - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Sciences Archéologie Exposition - Musée des Docks Romains - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Marseille et la Mer dans l’Antiquité

Sur le Vieux-Port, à deux pas de l’Hôtel-de-Ville, le musée des Docks romains est un site de la Voie Historique. Associé au musée d’Histoire de Marseille, il s’ancre sur les vestiges conservés in situ d’un entrepôt portuaire situé en bordure de la principale artère de la cité antique.

Cet entrepôt était long d’une quarantaine de mètres et en fonction du Ier au IIIe s ap. J.-C.
Découvert en 1947 par l’archéologue Fernand Benoit dans les décombres de la ville dynamitée, cet entrepôt (horreum) est structuré sur de grandes jarres (a), appelées dolia, qui sont enfouies dans le sol et qui peuvent contenir chacune environ 1 800 litres de denrée (du vin probablement).

Sur la cinquantaine de jarres découvertes, seules 33 ont pu être conservées et l’ensemble est protégé en tant que Monument Historique depuis 1951. Dans l’Antiquité, le quartier semble avoir été équipé de plusieurs entrepôts de ce type.
Autour de ces vestiges sont présentées les découvertes sous-marines effectuées dans la rade de Marseille depuis l’invention de l’archéologie sous-marine en 1952 (fouilles au pied du récif du Grand Congloué) par Fernand Benoit et l’équipe du Commandant Cousteau.

Amphores, ancres, vaisselle de luxe, lampes, lingots, monnaies et épaves illustrent ainsi l’histoire antique des échanges de la plus ancienne ville de France.

Le musée permet aussi d’admirer deux objets majeurs dans l’histoire de l’archéologie nationale puisqu’il s’agit de l’une des premières mosaïques et de la première épave antique à avoir été déposées* en France. C’était en 1831 et en 1864.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Pharaons Superstars

Pharaons Superstars - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Sciences humaines et sociales Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Khéops, Néfertiti, Toutankhamon, Ramsès et Cléopâtre sont des noms qui nous sont familiers, des milliers d’années après la mort des souverains qui les ont portés.

Mais qui se souvient aujourd’hui de Téti, des Sésostris ou de Nectanebo ?

L’exposition « Pharaons Superstars » raconte comment quelques rois et reines de l’Égypte ancienne sont devenus, de nos jours, des icônes internationales, tandis que d’autres, qui ont connu leur heure de gloire dans l’Antiquité, sont presque tombés dans l’oubli.

Entre histoire et légende, ce parcours sur 5 000 ans mène le visiteur à la découverte des exploits et surtout de la notoriété posthume de ces personnages exotiques que sont les pharaons. Ces derniers peuvent servir de parabole pour illustrer la nature et les voies de la célébrité, rappelant que la renommée est éphémère, versatile et n’a pas toujours à voir avec le mérite historique.

Des hiéroglyphes égyptiens à la musique pop en passant par les enluminures médiévales et la peinture classique, l’originalité de cette exposition est de réunir une grande variété d’œuvres d’art, de documents historiques et d’objets de consommation contemporains. Tous témoignent de la popularité des pharaons, de leur nom ou de leur image, et en disent souvent davantage sur nos sociétés contemporaines, notre imaginaire et nos aspirations.

L’exposition présente près de 300 pièces issues des fonds du Mucem et des plus grandes collections françaises et européennes, dont le musée du Louvre (Paris), la Bibliothèque nationale de France (Paris), le musée d’Archéologie méditerranéenne (Marseille), le British Museum (Londres), les Musées royaux d’Art et d’Histoire (Bruxelles), le Kunsthistorisches Museum (Vienne), le Museo Egizio (Turin), le musée Calouste Gulbenkian (Lisbonne), l’Ashmolean Museum (Oxford), le musée d’Orsay (Paris), et les bibliothèques de la Ville de Marseille.

Après le Mucem à Marseille, elle sera présentée au musée Calouste Gulbenkian à Lisbonne (du 24 novembre 2022 au 6 mars 2023).

Cette exposition, initialement prévue au Mucem pour l’été 2020, avait dû être ajournée en raison des circonstances.

Commissariat : Frédéric Mougenot, commissaire général, conservateur du patrimoine, collections Antiquités et Céramiques, Palais des Beaux-Arts de Lille et Guillemette Andreu-Lanoë, commissaire associée, directrice honoraire du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre.

Scénographie : Emilie Delanne et Amélie Lauret, Graepheme Scénographie

Partenaires : Roc-Eclerc Funecap, Ametis Provence Alpes Côte d’Azur
En coproduction avec la Fondation Gulbenkian de Lisbonne et le Musée de la Civilisation de Québec.

Portes ouvertes de l’exposition :

Mardi 21 juin 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Pharaons Superstars ».

Le grand Mezzé

Le grand Mezzé - Culture Expositions - Rétrospectives Gastronomie Historique Sciences Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

La Galerie de la Méditerranée est l’espace d’expositions permanentes du Mucem. À partir de décembre 2020, sa première section accueille une nouvelle présentation :  » Le grand mezzé « .

Nous connaissons tous le slogan nous invitant à « manger cinq fruits et légumes par jour », mais qui sait que cette recommandation s’inspire du « régime crétois », aussi appelé « diète méditerranéenne » ? Ce concept, créé dans les années 1960 par l’épidémiologiste américain Ancel Keys, a été inscrit en 2010 par l’Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, favorisant ainsi sa reconnaissance et sa mondialisation.

L’alimentation méditerranéenne est le fruit d’une construction qui s’est toujours enrichie d’apports extérieurs au cours de l’histoire. À l’heure où celle-ci est devenue un modèle globalisé, se pose aujourd’hui la question de la nécessaire réappropriation en Méditerranée de sa production comme de sa cuisine.
Comment définir et préserver une authenticité culinaire géographique et culturelle, tout en la partageant avec le plus grand nombre ? Comment protéger un régime alimentaire sans l’empêcher d’évoluer ? Comment rester perméable tout en restant authentique ? Pour le savoir, l’exposition « Le grand mezzé » nous mène du champ à l’assiette, et des savoir-faire culinaires traditionnels de Méditerranée aux chaînes de restaurants mondialisées.

À la manière d’un grand repas aux mets et aux saveurs variés,  » Le grand mezzé  » présente une sélection de 550 objets et documents patrimoniaux en provenance de 35 musées d’Europe et de Méditerranée, ainsi que 13 projets audiovisuels et 5 oeuvres inédites de Nicolas Boulard, Michel Blazy, Gerald de Viviès, Laurent Fiévet et Laurent Derobert, conçues spécialement pour ce parcours.

Commissariat : Edouard de Laubrie, chargé de Collections et de Recherches, responsable du pôle « Agriculture & Alimentation » Mucem – assisté de Lucas Gomez.

Avec le soutien d’un comité scientifique international

Scénographie : Christine Ilex Beinemeier, architecture et scénographie
Partenaire : Borges Tramier

Connectivités

Connectivités - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Divers arts Sciences Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition propose de suivre les pas de Fernand Braudel et d’aborder la Méditerranée des XVIe et XVIIe siècles comme un personnage dont il s’agirait de raconter l’histoire en l’inscrivant dans la longue durée, allant jusqu’à l’interroger sur le monde contemporain.

« Connectivités » raconte une histoire des grandes cités portuaires en Méditerranée aux XVIe et XVIIe siècles. Istanbul, Venise, Alger, Gênes, Séville et Lisbonne sont les centres névralgiques d’un monde ouvert marqué par une première mondialisation des échanges. Proposant aux visiteurs un saut dans le temps, cette histoire urbaine est également interrogée dans sa dimension contemporaine à travers quatre mégapoles et métropoles d’aujourd’hui : Istanbul, Le Caire, Marseille et Casablanca qui sont au cœur des connexions et des flux mondiaux. Elle permet au public d’appréhender les grands enjeux de l’espace méditerranéen contemporain.

Plus de 350 œuvres et documents sont présentés, provenant à la fois des collections du Mucem et de grands musées français et européens. L’une des originalités de l’exposition est de permettre au public de choisir son itinéraire entre les XVIe-XVIIe siècles et celui du XXIe siècle.

Journées Européennes du Patrimoine

Journées Européennes du Patrimoine - Culture Expositions - Rétrospectives Conférences - Débats Architecture Urbanisme Historique Conférence / Débat / Rencontre Exposition - Musées marseillais, nombreux lieux remarquables, monuments,.... - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Créées en 1984 par le ministère de la Culture, les Journées européennes du patrimoine ont lieu chaque année le troisième week-end de septembre.

Chaque année, un thème national apporte un éclairage particulier sur un aspect original ou innovant du patrimoine, favorisant des ouvertures inédites et des animations remarquables (visites guidées, démonstrations de savoir-faire, concerts, représentations théâtrales, circuits à thème). Il permet de fédérer les initiatives locales autour de cet événement et d’en structurer la communication.

Pour sa 39e édition, les Journées européennes du patrimoine auront pour thème le Patrimoine durable. Elles permettront de visiter des lieux de patrimoine, souvent exceptionnellement ouverts pour cette occasion! Dès le vendredi 16 septembre, le public scolaire pourra participer à l’opération « Levez les yeux ! » en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Les élèves découvriront ou redécouvriront le patrimoine de leur région pour en apprendre l’histoire et les spécificités, sensibilisés à l’importance de sa protection et de sa valorisation.

#JournéesDuPatrimoine – 17 et 18 Septembre 2022

Le ministère de la Culture, ses partenaires et la Ville de Marseille se mobilisent pour donner à chacune et chacun l’occasion de se retrouver, de partager, d’apprendre et de s’émerveiller ensemble.

Le programme détaillé et toutes les informations bientôt sur marseille.fr

Amitiés et créativité collective

Amitiés en art – Œuvres collectives - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 1871, à l’Hôtel des Étrangers, au Quartier Latin, pratiquement en même temps que ou juste après La Commune de Paris – à laquelle plusieurs d’entre eux ont pris part – une dizaine des plus grands poètes rebelles, dont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau, André Gill se sont réunis autour d’un projet commun, co-écrit et dessiné, hors gabarit et, à plus d’un égard, subversif : l’Album Zutique. Ce fut une des premières et plus importantes œuvres collectives annonciatrices de l’esprit moderne en Europe.

Au cours du XXe siècle, certains artistes et poètes se sont consacrés plus loin encore que les autres à l’expérimentation intersubjective et aux méthodes de travail coopératives. Pour commencer, les dadaïstes et les surréalistes. Les Cadavres Exquis d’abord écrits puis dessinés collectivement par les surréalistes, à partir de 1925, selon le principe de collaboration intuitive ou « automatique », en constitue le plus éclatant exemple. C’est ce mélange explosif des inventions d’artistes et d’écrivains professionnels avec ceux des « citoyens ou citoyennes venus d’ailleurs » qui a fourni un des apports les plus disruptifs et libérateurs de « l’éros de groupe ».

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches , en 1921), ou comme le Grand Tableau Antifasciste Collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.

De Picasso à Picabia, de Calder à Miró, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Germaine Richier à Hartung, de Salomé à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de Warhol à Basquiat, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer – sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le Happening – une centaine d’œuvres seront réunies proposant – pour la première fois – différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apportera la preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes - tous genres confondus – ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Un catalogue illustré comprendra des essais faisant un historique de ces productions, précisant les choix retenus ainsi que celui des œuvres écartées, ouvrant des pistes de réflexion sur le passage du JE au NOUS. On verra que certains artistes ont accompli un saut qualitatif collégial et intersubjectif auquel les historiens académiques, à ce jour, sont restés obstinément aveugles.

Commissariat :
Jean-Jacques Lebel, artiste plasticien, écrivain, créateur de manifestations artistiques
Blandine Chavanne, conservatrice générale du patrimoine

Exposition conçue et réalisée par le Mucem en coproduction avec le Kunstmuseum Wolfsburg

••• Portes ouvertes
Mardi 18 octobre 2022, découvrez gratuitement et en avant-première la nouvelle exposition du Mucem « Amitiés, créativité collective ».