«Arcana Arcorum», Léa Porré

«Arcana Arcorum», Léa Porré - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Exposition - Southway Studio - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Léa Porré est une artiste française basée à Londres. Dans sa pratique basée sur la recherche, elle fouille ses souvenirs ancestraux, en entremêlant micro-histoire et motifs mythologiques. En se concentrant sur les sites historiques et sacrés en tant que palais de la mémoire, elle expérimente la construction d’un monde en 3D comme outil de guérison de notre passé et de prévision de l’avenir.

Au Pavillon Southway, elle présente ses travaux émanant de mondes 3D virtuels, variant de la vidéo aux jeux interactifs, impressions et installations physiques.

#Exposition #Projection #Installation

Exposition Frédéric Clavère

Exposition Frédéric Clavère - Culture Expositions - Rétrospectives Peinture Exposition - Galerie du Tableau - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Peintures grises

Je ne suis ni noir, ni blanc, ni homme, ni femme, je ne suis ni riche, ni pauvre, ni victime, ni bourreau, je ne suis ni différent, ni indifférent, ni sexuel, ni asexuel, ni beau, ni laid, ni papou mais papa, ni jeune, ni vieux et je vais mourir un jour, je suis un artiste.
Il y a trois ou quatre ans, on m’a proposé une exposition dans une ancienne chapelle à Chalon-sur-Saône. Je ne sais pas bien pourquoi, j’ai commencé à imaginer une série de peintures grises ou, en noir et blanc, comme disent les photographes – en peinture c’est le gris qui compte pour beaucoup. En fait, le gris me permettait de créer une unité artificielle à des images disparates que j’avais en tête avec peut être la possibilité d’un récit, de correspondances surprenantes. Certaines de ces peintures sont des reproductions d’une photo trouvée, certaines empruntées au cinéma muet du début du siècle dernier, d’autres relèvent du collage et du détournement. J’y travaille durant une année. Une douzaine de tableaux émergent; j’ai hâte de voir ce que va donner l’ensemble.
Mais voilà qu’un virus explose comme des popcorns un peu partout dans le monde et on arrête tout, on rentre à la maison et on se revoit dans un an. Entre-temps des élections municipales ont lieu et Chalon change de camp. Comme pour certains la démocratie consiste à frotter ses fesses sur les rideaux pour faire partir l’odeur du précédent locataire, l’exposition est tout simplement annulée sans m’en informer ni répondre à aucun de mes courriers. Pourquoi raconter cette histoire? Un peu pour un résidu de colère et de frustration. Pour me plaindre? Non, ces gens-là n’existent plus, ils se sont disqualifiés, je ne me rappelle même plus de leurs noms.
Pour l’édification de la jeunesse? Ah, ah, ah! Pourquoi pas? Sans doute mon penchant professoral. Et qu’il faut sans doute toujours se préparer à être confronté au mépris, à la bêtise, à la lâcheté, au conformisme, à la rapine qui sévissent dans ce qu’on appelle le milieu de l’art contemporain. Nous connaissons tous des histoires similaires; un petit sourire, une baffe, un crachat, une tape dans le dos, un croche-pied, je te fais les poches etc…
Et parfois soudainement comme une prise de conscience collective, des cris d’orfraie s’élèvent « mon Dieu! Mais qui sont ces artistes aux couleurs bigarrées, à la personnalité si parfumée que nous avions abandonné au bord de l’autoroute l’été dernier! » , comme si la culpabilité et l’opportunisme rendaient intelligent, et là tombe une pluie de caresses, de bonbons et de billets qu’on glisse rougissant dans le corsage de ces mêmes artistes autrefois ignorés, méprisés, ostracisés. Mieux vaut arriver à l’heure!
Revenons à cette exposition maintenant. De cette série de peintures grises qui dorment à l’atelier depuis deux ans, j’ai choisi d’en montrer trois qui me semblent représentatives. Trois pour trois murs. Chaque exposition à la Galerie du Tableau représente un chapitre important de mon travail. Que ce soit l’orgie amoureuse dans un incendie pictural réalisé en 2000 au format de la galerie soit une toile de 12,5m sur 2,5m de haut (« Fire delights in ils form », toile volée en 2006). Plus récemment un Fric-Frac pictural avec faux Picasso et cambrioleuse à moustache façon chat de gouttière.
Merci à Bernard Plasse, le chevalier noir de Sacré Graal qui même sur un jambe manie l’épée et taille en pièces les conformismes et les esprits chagrins. Lundi toujours !

Vernissage le lundi 6 février à 18h

Steven & Spielberg, de l’ordinaire à l’extraordinaire !

Steven & Spielberg, de l’ordinaire à l’extraordinaire ! - Culture Expositions - Rétrospectives Cinéma Exposition - La Buzine - Maison des Cinématographies de la Méditerranée - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition « Steven & Spielberg, de l’ordinaire à l’extraordinaire ! », propose une balade dans la vie et l’œuvre époustouflante du cinéaste, dans une scénographie originale, peuplées de créatures échappées de ses films et de reconstitutions d’univers fantastiques, le tout richement illustré !

Steven…

Avant de devenir le cinéaste le plus connu de la planète, et le plus rentable aussi, le champion du box-office Spielberg a été le jeune Steven, mal dans sa peau, « goinfre de télé et de cinéma ». Il a 6 ans quand son père l’emmène voir « Sous le plus grand chapiteau du monde ». Le lendemain, l’enfant remet en scène avec son train électrique le super déraillement. Une vocation est née. Jamais Steven n’aura d’autre ambition que celle de faire des films.

Doté d’une imagination « folle et sauvage » et toujours à la recherche de bonnes histoires à raconter en images, c’est à l’âge de douze ans qu’il tournera son premier court métrage. Les absences paternelles, puis le divorce de ses parents, vont marquer durablement l’adolescent…

À croire que Hollywood n’attendait qu’un jeune prodige, Steven décroche son premier contrat chez Universal Télévision avec « Amblin ». Il a 20 ans, son téléfilm « Duel » lui donne accès au seul écran qui vaille : le grand. Débuts modestes. Mais la Cité du rêve tient à sa nouvelle recrue. Steven deviendra Monsieur Spielberg en changeant l’industrie du cinéma avec son « requin tueur » qui va terroriser la planète et battre des records d’affluence.

Éclate alors son talent : celui de faire croire au spectateur ce qu’il ne lui montre pas…la marque des plus grands !

L’atterrissage à grand spectacle de gentils extra-terrestres transforme l’essai. Il y confirme, outre son grand intérêt pour la science-fiction, sa prédilection pour les héros ordinaires.

Car, chez Spielberg, c’est Monsieur Tout-le-monde qui se retrouve tout à coup confronté à l’extraordinaire qui va lui dicter un comportement héroïque. Ces personnages de la vie de tous les jours vont ainsi être amenés à se dépasser dans des situations plus grandes que la réalité… une merveilleuse rencontre entre l’ordinaire et l’extraordinaire.

& Spielberg !

Spielberg décrochera ainsi la Lune avec un E.T. qui va faire fondre les grands et les petits terriens, quand un aventurier au nom fameux d’Indiana Jones le mettra sur orbite… Dès lors, qui mieux que lui saura diriger des enfants et obtenir d’eux de si extraordinaires émotions ?

S’estimant enfin adulte à presque 40 ans, sous ses éternelles casquettes de base-ball, le « wonder boy » enchaîne avec des films dramatiques qui deviendront de plus en sombres au fil des années. Pour autant c’est toujours avec cet émerveillement presque enfantin qu’il abordera tous les sujets, de la manière la plus claire et la plus simple possible, avec son cœur et son âme d’enfant et toujours sans concession. C’est l’histoire, qui le passionne ; la guerre, qui l’obsède ; le racisme et l’antisémitisme, dont il a souffert adolescent ; la famille qui le replonge en enfance, l’avenir, qui le préoccupe : autant de sujets forts qui viendront s’ajouter à ses souvenirs de jeunesse pour donner ainsi du sens et de la gravité à ses films.

Toujours en quête du scénario qui l’arrachera à sa vie de famille et à ses sept enfants, Steven Spielberg a fini par disposer de la bonne histoire à laquelle il songeait depuis longtemps : la sienne. Elle lui a inspiré à 75 ans son trente-cinquième film, « The Fabelmans ». Sûrement pas le dernier.

Il y a tant à dire de ce grand génie que les murs du Château sont bien trop petits… alors on se balade dans cette exposition comme dans un rêve et nous voilà de l’ordinaire à l’extraordinaire comme transporter dans l’univers de « Steven & Spielberg »… Et n’est-ce pas bien là, toute la magie du cinéma ?

Valérie Fédèle
Commissaire d’exposition
Directrice générale et artistique Château de la Buzine

« Je ne rêve pas la nuit, je rêve le jour, je rêve toute la journée ; je rêve pour vivre »
« I don’t dream at night, I dream at day, I dream all day; I’m dreaming for living »
Steven SPIELBERG

Commissariat général de l’exposition : Valérie Fédèle
Équipe artistique Château de la Buzine : Virginie Stolf – Jean-Michel Gardanne – Manon Tollini – Jean-Marie Azeau
Crédits photos : Alamy – Getty Images
Œuvre portrait : Marina – Fine Art Invest
Avec la participation : des Studios de Martigues & de FASK (Créations Mimmo Garabetta et Sylvie Kamini)
Avec le soutien de : la Ville de Marseille, le Département des Bouches du Rhône, la Région Sud.

Plasticocène

Plasticocène - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Exposition - Friche Belle de Mai - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Vernissage en présence des artistes, des associations et des institutions partenaires le 15 février à partir de 17h

Plusieurs artistes contemporains s’emparent de la problématique de la pollution plastique, omniprésente dans tout le cycle de l’eau, pour imaginer cette exposition collective dont la matière première n’est autre que des déchets sauvages collectés. Chaque création devient alors le symbole d’une régénération de notre planète et un acte de préservation concret qui relaye le plastique au rang de matière du passé.

En collectant des déchets sauvages avec l’aide de l’association MerTerre et en les proposant comme matières premières aux artistes, l’association Polymer espère inventer des futurs enviables et protéger notre précieux écosystème.

Avec les artistes :
Museo Aero Solar, Thomas Mailaender, Southwhay Studio, Côme Di Meglio, Elvia Teotski, Coline Le Quenven, Maxime Verret, James Shaw, Marion Flament, Wendy Andreu, IGO Studio, NSDOS, Gangui Collectif, Ateliers Laissez Passer.

À propos de l’exposition
Sur notre planète bleue, l’eau est l’élément qui connecte tous les êtres vivants. Avant d’arriver jusqu’à notre bouche d’égout, l’eau effectue un grand périple : depuis les mystérieuses entrailles de la Terre et les glaciers, elle se faufile dans les ruisseaux, les forêts, les nappes phréatiques, les robinets et les bouteilles d’eau.

À l’ère de la civilisation industrielle, la plupart de nos gestes génèrent des déchets plastiques. Notre vie est une somme d’ordures. Les poubelles s’accumulent sur le monde et se désagrègent sous l’action des courants et du soleil, avant de se démultiplier en micro-plastiques. La menace microscopique se répand partout où l’eau passe, jusqu’à s’évaporer dans les nuages. Ainsi, l’empreinte humaine se retrouve dans chaque goutte. Ce sont autant de molécules et d’adjuvants toxiques, fantômes de nos usages, qui contaminent toute la chaîne alimentaire et affectent les êtres vivants.

À Marseille, partout s’amoncellent des ordures en tout genre. Parfois amenées par le vent, parfois laissées volontairement sur la plage puis charriés par les courants.Nous voudrions que la situation s’améliore. C’est pourquoi l’association Polymer donne carte blanche à plusieurs artistes contemporains pour imaginer une exposition autour de la problématique de la pollution plastique, omniprésente dans tout le cycle de l’eau.
En collectant des déchets sauvages avec l’aide de l’association MerTerre et en les proposant comme matières premières aux artistes, nous espérons inventer des futurs enviables et protéger notre précieux écosystème.

Chaque création devient alors le symbole d’une régénération de notre planète et un acte de préservation concret qui relaye le plastique au rang de matière du passé.

••• Temps forts
4 mars – Concert de Fulu Miziki
18 mars – Lames de fond, conférence-débat sur la protection de l’eau en France, animée par Médiavivant
12 avril (à confirmer) – Œuvre comestible, avec Émilie Laystary de l’école comestible et Charlotte Gautier Van
Tour
29 avril – Bingo dingo, avec Precious Plastic Provence
20 mai – Envol de la montgolfière Aerocene, avec Museo Aero Solar

••• Ateliers participatifs
La montgolfière Aerocene est une œuvre collaborative à partir de sacs plastiques collectés dans le quartier de la Belle de Mai.
Chaque visiteur·se peut amener, dans la galerie, les sacs plastiques collectés et participer à l’atelier afin de constuire une bulle géante capable de voler, résultat du patchwork des contributions de tout un chacun.e
La confection de cette œuvre volante sera effectuée sous forme d’ateliers chaque semaine tous les mercredis et samedis à partir du 15 février jusqu’à la clôture de l’exposition, 4 mois plus tard.
Le 20 mai, lors de la phase du gonflage, les publics sont invités à se déchausser et pénétrer dans la bulle plastique afin d’observer les différents messages laissés sur les sacs qui la composent.
L’objectif est poétique et vise à réapprendre que la coopération peut ré-enchanter le monde. Une proposition collaborative pour rappeler que la somme des intérêts individuels ne forme pas l’intérêt général.

Une proposition de l’association Polymer.
[galerie de La Salle des machines]

Exposition collective à la Galerie Sissi Club

Exposition collective à la Galerie Sissi Club - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Exposition - Sissi club - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Exposition collective à la Galerie Sissi Club

Antoine Medes
Johan Christ
Bertrand Nino
Starr Neila
Czermak Ichti
Ibrahim Meïte
Sikely Bridget Low
Valentine Gardiennet

Vernissage le 10 mars 2023 de 18h à 22h

Urbaines Solitudes – Natalie Victor-Retali

Urbaines Solitudes – Natalie Victor-Retali - Culture Expositions - Rétrospectives Photographie Exposition - Hang'art - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Les solitudes croisées des urbains d’aujourd’hui forment un canevas d’instants de vie que la photographe Natalie Victor-Retali a patiemment rassemblé ici.

De Buenos Aires à St Pétersbourg, les grandes métropoles exsudent ce même sentiment chez les humains qui y vivent : ils se sentent minuscules et tout à fait seuls au milieu d’une foule fantasmée à laquelle jamais on ne peut recourir pour sortir de cette solitude.

Vernissage vendredi 23 mai à 18h30.

« Best OFF du DD »

« Best OFF du DD » - Culture Expositions - Rétrospectives Conférences - Débats Architecture Environnement / Développement durable Conférence / Débat / Rencontre Exposition - Maison de l'Architecture et de la Ville - PACA - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Pour la première fois en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’exposition rétrospective du festival « OFF du DD » sera présentée du 31 janvier au 14 avril 2023 à Marseille.

Elle donnera à voir 69 dynamiques et réalisations pionnières en matière de développement durable (DD) et d’architecture frugale, grâce au partenariat entre EnvirobatBDM, le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes PACA et la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA.

Le « OFF du DD » est un appel à projet national et annuel qui permet d’identifier des initiatives innovantes, low-tech et participatives. Ces dernières prennent vie grâce à l’engagement de maîtres d’ouvrage, d’architectes, d’entreprises et d’habitants, convaincus de la nécessité de changer les pratiques pour une transition écologique et sociétale nécessaire et efficace.

Chaque année, la sélection ouvre le débat et donne lieu à la production de ressources pour la diffusion de bonnes pratiques.

L’exposition « Best OFF du DD » présente les projets emblématiques de 10 années de festival, répartis selon les thématiques suivantes :

• Habiter
• Co-habiter
• Apprendre
• Découvrir
• À la campagne
• Travailler
• Réhabiliter
• (A)ménager
• Faire autrement
• Sous les tropiques

EnvirobatBDM et l’Ordre des Architectes PACA proposeront 2 temps forts liés à l’exposition :

• Jeudi 23 février, une rencontre entre les architectes et professionnels de la construction de la région PACA et les concepteurs des projets exposés ;
• Jeudi 30 mars, une table-ronde avec les élus locaux sur les thématiques de l’exposition.

La Maison de l’Architecture et de la Ville (MAV PACA) proposera quant à elle des ateliers jeune public tous les mercredis. Les enfants seront invités à visiter l’exposition et à réaliser des maquettes à partir de matériaux naturels.

Masques – Aleksandra Hruzd – Luminor

Masques – Aleksandra Hruzd – Luminor - Culture Expositions - Rétrospectives Sculpture Exposition - Hang'art - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Une exposition des sculptures d’Aleksandra Hrzud plus connue sous son nom d’artiste « Luminor ».

« Chaque masque présenté est unique comme un reflet de vous-même » s’amuse à écrire cette talent incommensurable.

Vernissage mardi 7 mars à 18h.

De rouille et de poix – Aurélien Lemonnier

De rouille et de poix – Aurélien Lemonnier - Culture Expositions - Rétrospectives Exposition - Espace d'exposition GT - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

(…) La poix a le temps pour se laisser glisser. Elle parait solide en étant liquide ; rigidification du temps, comme un état d’entre deux de la matière proche de cet état pa- roxystique de la dépression psychiatrique où la personne dîtes mélancolique semble ne plus bouger, prostrée dans une altérité apollinienne. Tout comme la poix, le mélancolique bouge cependant, son sang circule, sa respiration passe, quelques mouvements reflexes font hoqueter ses membres. La poix comme bile noire, comme l’humeur solide de la rate, comme matériau de la mélancolie. Tout emporté dans un ailleurs interne qui n’en finit plus de couler.

vernissage le 1er février 2023 de 19h à 22h