Les Carnets de Bagouet – Christine Le Moigne

Les Carnets de Bagouet – Christine Le Moigne - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Dessin Exposition - KLAP Maison pour la danse - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Christine Le Moigne, plasticienne et scénographe, contribue durant de nombreuses années aux créations de Dominique Bagouet. Elle dévoile quelques pages des carnets du chorégraphe, où sont recueillis des graphiques de danses, des notes d’intention et des esquisses de silhouettes. L’exposition exclusive s’articule autour des œuvres Insaisies (1982), F. et Stein et Grande maison (1983), Déserts d’amour (1984) et So Schnell (1990). On en voit surgir le bouillonnement créatif et l’esprit d’un artiste investi dans tous les aspects de ses projets.

L’exposition Les Carnets de Bagouet, créée à la demande de KLAP Maison pour la danse, témoigne de la complicité et de la collaboration de deux artistes aux parcours liés. Elle s’enrichit de la sélection de documents vidéo projetés à la suite de la représentation du solo de Sylvain Prunenec, Le Fil, le 6 décembre.

Exposition à découvrir les soirs de représentation à KLAP Maison pour la danse.

Gianluigi Toccafondo – Melodramma

Gianluigi Toccafondo – Melodramma - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Peinture Exposition - Studio Fotokino - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition « Melodramma » rassemblera une sélection de tableaux créés par Gianluigi Toccafondo pour le Théâtre de l’Opéra de Rome. L’artiste collabore depuis 2014 avec le prestigieux théâtre romain pour lequel il a réalisé les affiches des cinq dernières saisons, ainsi que des décors et costumes de certains chefs d’oeuvre de l’opéra, d’Aïda à Carmen, de Tosca à Turandot.

Gianluigi Toccafondo conçoit des décors, des costumes et des vidéos enveloppantes, dans lesquelles des coups de pinceaux denses et des personnages toujours changeants se mêlent sur scène à la musique et à la voix des chanteurs. Les oeuvres présentées dans « Melodramma » démontrent la capacité magistrale de l’artiste à synthétiser les formes et à faire un usage expressif de la couleur, qui réussit à restituer toute la puissance onirique de ses images en mouvement dans un seul tableau.

INFOS COMPLÉMENTAIRES
Commissariat de Melania Gazzotti

Dans le cadre de La Saison du Dessin 2022

Norbert Moutier

Norbert Moutier - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Arts plastiques / graphiques Exposition - Studio Fotokino - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Avant de devenir éditeur, libraire et spécialiste de cinéma fantastique, Norbert Moutier (1941-2020) passe son enfance et son adolescence à Orléans. Il s’y passionne pour les séries d’illustrés d’après-guerre, sous influence américaine : les éditions ARTIMA, Pierre Mouchot, S.A.G.E., etc. Fasciné par ces bandes dessinées, le jeune Norbert dessine, met en couleur et façonne ses propres illustrés avec une grande constance, de 1946 à 1960.

Ce corpus inédit de dessins enfantins, colorés et maladroits, ces centaines d’histoires revisitées d’Amok à Mister X, reliés au destin du collectionneur puis du cinéaste font de Norbert Moutier un grand précurseur du fanzine, une figure majeure de l’histoire de la contre-culture en France et dans le monde.

Texte de Xavier Girard, porteur du projet et commissaire de l’exposition.

INFOS COMPLÉMENTAIRES
Exposition en partenariat avec le festival BIM et les Éditions l’Articho

Dans le cadre de La Saison du Dessin 2022

Paco Gomez – Retour à St Jean d’Acre

Paco Gomez – Retour à St Jean d’Acre - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Sculpture Exposition - Galerie Béatrice Soulié - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Les pièces de l’artiste fonctionnent généralement en série, les membres de ses armées sculptés dans le chêne sont habillés, peints, enduits et brûlés.
Parfois simples figures humanoïdes, ils peuvent également être hybrides avec des têtes d’animaux retrouvés morts et assemblés sur leurs corps de soldats.

Le thème des croisés a plu à Paco Gomez, l’idée des moines soldats défendant les pèlerins l’a interpelé, et l’uniforme jonché d’une croix l’a beaucoup intéressé.
C’est ainsi que va naître l’exposition « Retour à St Jean d’Acre ».

Pour ce qui est des matériaux utilisés, ses sculptures en chêne sont agrémentées de morceaux de tissus, de cuirs, des éléments de récupération trouvés sur des vêtements et chaussures.

L’artiste parcourt les vide-greniers et friperies à la recherche des costumes de ses soldats qu’il assemble ensuite minutieusement à même le bois.

Les parties animales de ses soldats hybrides ont été récupérées soit après un accident menant à la mort du sujet, soit dans des boutiques comprenant des taxidermies.

Paco a ainsi réalisé des soldats chat, chien, canard, crocodile et renard ; il estime leur donner un second souffle avec une âme différente.

Emprunter les rues – Marie Chéné

Emprunter les rues – Marie Chéné - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Arts plastiques / graphiques Exposition - Galerie Territoires Partagés - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Vernissage le 27 août 2022 de 18h10 à 22h10

« Vivre en ville, c’est évoluer au milieu des mots, lus ou entendus. Marseille, de par son étendue, est particulièrement riche en noms de rues, de boulevards, d’impasses, de montées et d’allées.

L’exposition « Emprunter les rues » est une exploration plastique et littéraire de ce vocabulaire, un travail d’écriture avec les plaques de rues qui fait entrer la ville dans la galerie et prolonge l’exposition à l’extérieur.

Le film « Une seconde seconde » se penche lui aussi sur le langage du quotidien et met en avant les moments où celui-ci bégaie.

On pourrait dire que l’exposition comme le film proposent une image bougée du langage ».
Marie Chéné

Dans le cadre de le nuit des galeries.

Simon Geneste et Inès Bressand

Simon Geneste et Inès Bressand - Culture Expositions - Rétrospectives Art contemporain Arts plastiques / graphiques Exposition - Studio Fotokino - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Durant l’été, nous invitons deux designers en résidence de création au Studio Fotokino. En collaboration avec des entreprises locales, Simon Geneste et Inès Bressand développeront, chacun de leur côté, une recherche plastique qui donnera lieu à une restitution à la fin du mois d’août.

Inès Bressand développe sa pratique au fil des nouvelles matières et des créateurs qu’elle rencontre. La résidence à Fotokino cet été lui permettra de mettre en œuvre une recherche croisée entre le savon et la paille, dans des aller-retours entre La Savonnerie du Midi et La Scourtinerie de Nyons, afin d’expérimenter les différents types de rapports entre ces deux matières.

Depuis quelques années Simon Geneste développe un travail de recherche historique et plastique autour de la technique du colombin. Durant plusieurs semaines, entre Fotokino et La Savonnerie du Midi, il produira un ensemble de nouvelles pièces présentées fin août.

Exposition en partenariat avec La Savonnerie du Midi et La Scourtinerie de Nyons.

La Savonnerie du Midi présentera ensuite cette exposition du 22 septembre au 31 décembre 2022.

Ghada Amer

Ghada Amer - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Peinture Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

L’exposition Ghada Amer est la première rétrospective de l’artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelques dix ans plus tard, elle s’y forme à la Villa Arson, avant de rejoindre l’Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. Révoltée par la difficulté de s’affirmer comme peintre dans les années 1980, et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une œuvre de toiles et d’installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s’affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York.

Dans trois lieux marseillais, la rétrospective réunit les différents modes d’expression plastique de l’artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu’à ses créations les plus récentes.

Au Mucem (fort Saint-Jean) : Ghada Amer. Orient-Occident
Au FRAC Paca : Ghada Amer. Femmes & féminismes
À la chapelle de la Vieille Charité : Ghada Amer sculpteure

Commissaires :
Hélia Paukner, conservatrice responsable du pôle Art contemporain, Mucem
Philippe Dagen, historien de l’art des XXe et XXIe siècles, professeur à l’Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne, critique pour le quotidien Le Monde et commissaire indépendant.

Simplement jaune

Simplement jaune - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Mode Exposition - Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le nouvel accrochage du Château Borély est dédié à une couleur : le jaune.

Dans la continuité des présentations destinées à mettre en valeur des collections des Musées de Marseille rarement montrées au public, ce focus thématique confronte la céramique à la mode, deux domaines-phares du musée.

Les faïences produites au XXe siècle par la manufacture Saint-Jean-du-Désert à Marseille sont un bel exemple de l’utilisation de cette “couleur du sud” pour embellir les tables au quotidien. Elles font la part belle à des pièces devenues iconiques aujourd’hui, comme le service à bouillabaisse du faïencier François Rizzo.

Dans le domaine de la mode, le jaune devient une couleur appréciée à partir du XVIIIe siècle.
Les modèles haute couture et prêt-à-porter des années 30 à 2000, issus des collections du musée, présentent toutes les nuances de jaune imaginées par des créateurs tels que Paco Rabanne, Chantal Thomass ou Christian Lacroix.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr

Amitiés et créativité collective

Amitiés en art – Œuvres collectives - Culture Expositions - Rétrospectives Historique Exposition - Musée des Civilisations d'Europe et Méditerranée - Mucem - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

En 1871, à l’Hôtel des Étrangers, au Quartier Latin, pratiquement en même temps que ou juste après La Commune de Paris – à laquelle plusieurs d’entre eux ont pris part – une dizaine des plus grands poètes rebelles, dont Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau, André Gill se sont réunis autour d’un projet commun, co-écrit et dessiné, hors gabarit et, à plus d’un égard, subversif : l’Album Zutique. Ce fut une des premières et plus importantes œuvres collectives annonciatrices de l’esprit moderne en Europe.

Au cours du XXe siècle, certains artistes et poètes se sont consacrés plus loin encore que les autres à l’expérimentation intersubjective et aux méthodes de travail coopératives. Pour commencer, les dadaïstes et les surréalistes. Les Cadavres Exquis d’abord écrits puis dessinés collectivement par les surréalistes, à partir de 1925, selon le principe de collaboration intuitive ou « automatique », en constitue le plus éclatant exemple. C’est ce mélange explosif des inventions d’artistes et d’écrivains professionnels avec ceux des « citoyens ou citoyennes venus d’ailleurs » qui a fourni un des apports les plus disruptifs et libérateurs de « l’éros de groupe ».

Au regard de la production artistique des XXe et XXIe siècles, il apparaît que de nombreuses collaborations entre artistes sont le fruit d’amitiés, de rencontres fortuites ou délibérées (comme l’Œil Cacodylate de Picabia et ses proches , en 1921), ou comme le Grand Tableau Antifasciste Collectif, cri de révolte chorale contre le colonialisme et la torture de 1960). Ici c’est le mode de production spontané, permettant de démultiplier les énergies créatrices, qui importe plus que toute autre préoccupation technique ou formelle.

De Picasso à Picabia, de Calder à Miró, de Gabrielle Buffet à Arp, de Hains à Bryen ou Villeglé, de Matta à Brauner, de Brecht à Filliou, de Beuys à Paik, de Germaine Richier à Hartung, de Salomé à Fetting, de Camilla Adami à Peter Saul, de Klein à Tinguely, de Spoerri à Kaprow, de Warhol à Basquiat, de McCarthy à Rhoades, de Roth à Rainer, de Burroughs à Gysin, de Pommereulle à Fleischer – sans oublier les différentes formes d’art-action, dont le Happening – une centaine d’œuvres seront réunies proposant – pour la première fois – différents types d’œuvres collaboratives provenant de collections publiques et privées.

Cette exposition apportera la preuve que des philosophes, des écrivains, des musiciens, des cinéastes - tous genres confondus – ont également produit des œuvres collectives expérimentales qui, par leur singularité même, mettent en jeu et en question l’échelle des « valeurs marchandes » et les codes esthétiques dominants.

Un catalogue illustré comprendra des essais faisant un historique de ces productions, précisant les choix retenus ainsi que celui des œuvres écartées, ouvrant des pistes de réflexion sur le passage du JE au NOUS. On verra que certains artistes ont accompli un saut qualitatif collégial et intersubjectif auquel les historiens académiques, à ce jour, sont restés obstinément aveugles.

Commissariat :
Jean-Jacques Lebel, artiste plasticien, écrivain, créateur de manifestations artistiques
Blandine Chavanne, conservatrice générale du patrimoine

Exposition conçue et réalisée par le Mucem en coproduction avec le Kunstmuseum Wolfsburg

Collections permanentes du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens

Collections permanentes du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens - Culture Expositions - Rétrospectives Arts plastiques / graphiques Historique Peinture Sculpture Exposition - Musée d'Arts Africains, Océaniens et Amérindiens (MAAOA) - Spectacle-Marseille - Sortir-a-Marseille

Le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA) propose une importante collection d’objets d’arts extra-européens, à la fois témoins culturels et oeuvres à part entière. Né de collections remarquables, il contribue à une meilleure connaissance des cultures d’Afrique, d’Océanie et des Amériques.

Divers regards ont été successivement portés sur les collections extra-européennes. D’abord perçus comme objets de pure curiosité, elles participèrent dès le 18e siècle à une première appréhension de la diversité culturelle du monde. Le 20e siècle fut le cadre d’une double reconnaissance de ces objets, tant par les scientifiques qui les documentèrent, que par les artistes proclamant l’apport de ces arts dans leurs réflexions et expérimentations de nouvelles formes. Des collectionneurs éclairés se sont inscrits dans ces deux sillages. Ce début du 21e siècle s’ouvre sur la question de la provenance de ces oeuvres, celle de leur utilité dans le musée ou de leur restitution dans leur pays d’origine.

Le MAAOA est l’héritier de ces regards. Il l’est par la nature des collections qu’il présente (anciennes collections privées, dépôts, reliquats des musées coloniaux, collectes plus récentes), il l’est aussi de par sa mission : rendre intelligibles aujourd’hui ces objets, témoignages de l’histoire de la culture des hommes et des sociétés dont ils sont issus.

La spécificité et l’intérêt du MAAOA résident dans les trois salles qui composent sa collection permanente : chacune née d’une collection originale.

– La salle Afrique est constituée en partie d’une donation faite à la Ville par les héritiers de Pierre Guerre (1910-1978) grand collectionneur d’art africain, fasciné par ce continent depuis l’âge de 12 ans. Cette collection est composée d’une centaine de masques, statues… auxquels s’ajoutent des objets en dépôt de la CCIMP et autres acquisitions.
Parmi les pièces phares : un masque Marka (Mali), trois reliquaires bieri Fang exceptionnels (Gabon), ou encore un masque Nuna (Burkina Faso).

– La salle Océanie-Amériques : la Ville de Marseille fit l’acquisition en 1989 de la collection unique du neurologue marseillais Henri Gastaut (1915-1995) : une série de 80 crânes collectés dans le monde entier, des crânes humains sculptés, peints, surmodelés ou encore gravés, provenant essentiellement d’Océanie et des Amériques.

A cette collection exceptionnelle s’ajoutent également des oeuvres en dépôt de la CCIMP, des objets issus de collectes effectuées par le MAAOA au Vanuatu, ainsi que de magnifiques parures de plumes amérindiennes provenant du don de Marcel Heckenroth (1902-2008), médecin en Guyane, entre 1939 et 1942.

– La salle Mexique est consacrée à une collection d’art populaire mexicain tout à fait remarquable : composée de près de 3000 objets – masques, tableaux de laine, arbres de vie, sculptures – que le réalisateur François Reichenbach (1921-1993) a acquis au cours de ses nombreux voyages au Mexique et qu’il a légués en 1994 à la Ville de Marseille. En 2016, la collection de Bernard Meusnier, composée de remarquables tissu huipil, et de magnifiques sculptures alebrijes, ces fameux monstres de papier mâché, venait compléter l’ensemble.

« Se voir est une chose, se connaître en est une autre. » Proverbe africain

N’hésitez pas à contacter le musée avant votre venue pour préparer votre visite. Nous vous recommandons également de contacter le musée pour toute visite prévue autour des collections permanentes, les week-ends, afin d’éviter tout désagrément. Nous vous remercions de votre compréhension.

► Afin d’être certain(e) de pouvoir bénéficier de la visite complète de toutes nos salles d’exposition, nous vous invitons à contacter le Musée avant votre visite

► Toutes les visites et activités autour de l’exposition sont disponibles sur le site musees.marseille.fr